Introduire dyscours

Il est des mots qui se dérobent. Des non-dits. Des incompris. Des mots qui échappent au contexte, se réchappent, écharpent. Ils se lisent, se disent, attachent et piquent, au vif. Ils touchent, inquiètent, s’effritent, s’affrontent. Ils parlent, s’étoffent, médisent, méprisent. Les mots sont au centre du processus communicatif qui permet aux individus de dire et de se dire. De décrire et décrier. De partager. Les mots s’envolent, s’affolent, se frôlent. L’on joue sur des mots quand s’installent les incompréhensions, les malentendus, les confusions, les méprises et mésententes. L’on joue avec des maux au travers de relations conflictuelles où les tensions se disent, s’attisent, s’affirment. L’on joue parfois sa dernière carte ou l’on se joue de l’autre. L’on joue à mots couverts. L’on joue sur deux tableaux. On joue le jeu, on joue serré, on joue des coudes…

Si le conflit, dans son essence, est dynamique – il facilite les transformations de tensions -, la violence qui l’accompagne peut être destructrice, nocive et pourvoyeuse de souffrances. L’étude de la violence verbale est donc un détour nécessaire à l’analyse des relations conflictuelles. Mais qu’est donc cette violence verbale ? Que signifie-t-elle réellement ? C’est un des enjeux que je me suis donné en créant cette entreprise : donner une définition précise de la violence verbale et vous amener à comprendre ce que ce concept sous-tend concrètement. Mon doctorat m’a en effet permis de constater que bon nombre de locuteurs sont linguistiquement violents de manière inconsciente. Prendre conscience que les mots que l’on utilise au quotidien sont potentiellement violents est une première étape vers la transformation de conflits. C’est en ce sens que les formations que je propose peuvent diverger d’autres : l’analyse touche à la langue, aux mots que l’on emploie ; un outil qui nous est indispensable dans la (dé)construction de nos relations. Mon parcours a fait de moi une sociolinguiste, une analyste de discours : deux champs de recherche qui ont pour intérêt non seulement la langue en tant que telle, mais plus encore la langue comme pratique sociale. En d’autres termes, je considère les pratiques langagières non pas comme simple instrument de communication, mais à travers les locuteurs, leurs attitudes, leurs comportements qui se révèlent par elle.

Voilà pourquoi DYSCOURS. À travers ce choix de nom, j’ai souhaité pointer les dysfonctionnements de nos interactions, montrer du doigt des mécanismes langagiers conscients ou non, dévoiler les troubles causés et/ou subis – l’un ne va généralement pas sans l’autre – dans notre quotidien. Dyscours s’adresse aux entreprises qui souhaitent offrir à leurs gérants & salariés une compréhension plus poussée de la violence verbale, des conflits et de ses remédiations. Plusieurs formations sont disponibles, dont quelques-unes en partenariat avec d’autres structures. Mon objectif est de répondre à vos attentes, vos besoins.

Je vous souhaite, à tous, la bienvenue.